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Election UFI /Clément Nabo: "L’actuel CA est forclos si on s’en tient aux textes".

Le processus électoral entamé pour le renouvellement des organes de l’Union Fraternelle des Ivoiriens (UFI DC Métro) connait un bémol depuis une semaine. Les dates initialement annoncées pour la tenue du débat et du scrutin n’ont pas été respectées du fait d’une bataille engagée entre M. Eric Adjeb Baudelaire Président de la Commission électorale et M. Gustave Biaka, Président du Conseil d’Administration.

Nous avons rencontré M. Clément Nabo, candidat déclaré à ladite élection et qui a bien voulu nous donner sa lecture de cette autre crise que connaît la communauté ivoirienne du DMV.


Entretien :


Le Canal Nabonews : Vous êtes candidat à prochaine élection du Président de l’UFI dont les dates ont été reportées. Que comptez-vous faire ?


M. Clément Nabo : Que peut faire un candidat face à un conflit de leadership entre deux organes sensés conduire dans l’harmonie, une organisation qui cherche ses repères ? Je ne peux que constater, impuissant notre organisation aller dans le décor du fait de personnes qui ne voient que leurs intérêts au mépris de la communauté.


LCNN : Vous aviez insisté sur la tenue du débat et appelé vos électeurs le Samedi dernier à une mobilisation. D’où teniez-vous cette assurance étant donné que le Conseil d’Administration annonçait dans le même temps, une suspension des activités de la Commission électorale ?


CN : Ma démarche est toute simple. D’abord, le Conseil d’Administration n’a pas le pouvoir de suspendre les activités de la Commission électorale. Cela n’est écrit nulle part dans les textes. La Commission électorale est un organe mis en place par l’Assemblée Générale, l’organe suprême de l’UFI, avec pour mission de faire élire un Président. Quand vous jetez un œil sur les textes vous verrez à l’alinéa premier de l’article 1 du Code électoral, écrit ceci : « La commission électorale contrôle et supervise l’ensemble des opérations électorales. Elle veille en particulier à leur bonne organisation matérielle et apporte les correctifs nécessaires à tout dysfonctionnement constaté ». En plus de cela, l’Assemblée Générale du 17 Février 2019 a insisté sur l’autonomie de la Commission électorale. Dès lors, pour moi, le seul organe habileté à me convaincre de l’exécution de l’organigramme reste évidemment la Commission électorale. Voici ma démarche. Par conséquent, tous les communications émanant de la Commission électorale sont prises au sérieux par mon équipe de campagne.


LCNN : Le Président du Conseil d’Administration, M. Gustave Biaka a évoqué la démission de trois (3) membres du Commission électorale sur les cinq (5) sensés la composer, d’où la question de légitimité de la Commission.


CN : C’est un jeu trouble auquel veut s’adonner M. Gustave Biaka, en parlant de légitimité. La démission est un acte personnel et d’ailleurs les textes prévoient cette disposition. On ne peut donc pas arguer d’une démission pour mettre en cause les activités de la Commission électorale. Le problème est ailleurs. Mais mieux, l'actuel Conseil d'Administration est composé seulement de trois (3) membres au lieu de 16 membres et pourtant il clame sa légalité et sa légitimité. Ses activités devraient, par le parallélisme des formes être suspendues si tant est que la démission de membres entache le fonctionnement d’un organe. Le Conseil d'Administration, statutairement est composé d'au moins seize (16) membres, c'est à dire 3 membres nommés par le Conseil Consultatif (Présidents des Infragroupes), 3 membres nommés par le Président en exercice et tous les anciens Présidents (10 au moins). Cette disposition se trouve à l’alinéa 2 de la section 2 des Statuts de l’UFI qui stipule : « Le Conseil d’Administration est composé des anciens présidents ayant pleinement exercé leur mandat […], trois membres nommés par le Conseil Consultatif pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois, trois membres nommés par l’Assemblée Générale […]. Les anciens Présidents de l’UFI DC Métro siègent de façon permanente au CA. […]. »

Cela veut dire en clair que l’actuel Conseil d’Administration est forclos, si l’on s’en tient aux textes. Son Président devrait donc faire profil bas et laisser la Commission électorale faire son travail dans la sérénité.


LCNN: On vous soupçonne d’être le candidat de M. Eric Adjeb. Que répondez -vous?


CN: Vous n'avez pas tout dit. On dit de moi que j'aurais envoyé M. Eric Adjeb à Abidjan rencontrer Monsieur le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et que je serais le candidat du Gouvernement. On va même plus loin à dire que je serais même en mission pour le Président Ouattara. Ecoutez, je ne me savais pas aussi puissant, dis donc. Soyons  un peu sérieux, je crois en réalité que je suis un candidat d'un certain calibre qui dérange.

Et je ne suis pas du tout étonné, c'est aussi cela notre Côte d'Ivoire. C'est nous ça. Quand il n' y a plus rien à dire sur ton compte, on invente des insanités. Pour une petite élection de l'UFI DC Métro dont le taux ne peut même pas impacter les choses au bord de la lagune Ebrié, on s'adonne à cette espèce de sorcellerie qui ne dit pas son nom. On m'a d'abord reproché le choix de mon colistier, maintenant c'est autre chose. Mais, moi j'ai compris cette distraction qui ne me détournera point de mon objectif. Je passerai plutôt mon temps à expliquer mon programme déjà publié sur mon site de campagne aux électeurs que de m'adonner à des justificatifs inutiles. Moi, je veux qu'on me juge sur mes idées et ce que je propose car tous ces soupçons sont infondés.


LCNN : Pensez-vous que cette crise peut trouver un dénouement au regard des positions très tranchées ?


CN : Je souhaite vivement qu’une solution soit trouvée au plus vite parce que, cette situation est très éprouvante en ce qui me concerne parce que mon équipe et moi, avions conçu notre plan de campagne, en termes de mobilisation, en fonction du chronogramme initialement arrêté. Je demande la fermeté à la Commission électorale dans ses décisions ainsi que l’implication du Conseil Consultatif, organe d’où émane les membres restants de l’actuel Conseil d’Administration et qui représente avant tout, la communauté au premier niveau. Cela fait partie d’ailleurs de mon programme que je propose aux Ivoiriens. Cet organe jouera un rôle important dans la réforme structurelle de l’UFI DC Métro, comme organe médian dans un système d’Assemblée Générale représentative avec la détermination d’une clé de répartition des membres la composant.


LCNN : Avez-vous un appel à lancer aux électeurs ?


CN : Aux électeurs je voudrais dire que, tout ce à quoi nous assistons est la preuve de ce que notre communauté veut faire sa mue et je suis convaincu que nous y arriverons. J’attends beaucoup de choses ça et là. Certains candidats sont apostrophés, on évoque même le cliché ethnique, tribal ou régional, voire politique. Moi, je sais que nous sommes tous ivoiriens, tous frères et sœurs d’une même patrie. Mon objectif est l’organisation de cette communauté, c’est tout. Le reste n’est que pure distraction. J’ai confiance en ma capacité de placer cette communauté à un autre niveau, celui de la Diaspora ivoirienne aux Etats-Unis. Je sollicite leurs suffrages pour être le Président de l’UFI DC Métro, ils ne seront pas déçus.



Interview réalisé par Bogoss - Le Canal Nabonews





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